1630, La vengeance de Richelieu - Jean-Michel Riou (L'espion de la couronne)

Résumé:

1630. La journée des Dupes se prépare. Richelieu est en danger. Son ennemie? Marie de Médicis. La mère de louis XIII, soutenue par les puissants et le partie dévot, veut faire révoquer le conseiller du roi. Un complot de plus? Pire. Car l'espion Antoine Petitbois, aisé de l'architecte Lemercier et de Theophraste Renaudot, découvre que la mise à l'écart du Cardinal constitue la première étape d'une menace plus grave encore. Quo ultimus exigussimus bello evadit cultorem. Cette phrase en latin est-elle la clef d'une conjuration cherchant à éliminer le souverain et à déstabiliser la couronne de France? Et que vient faire dans cette cabale la Compagnie des Cent-Associés, chargée de coloniser le Québec?
Argent, puissance, trahisons et haines, les mobiles d'un crime d'Etat ne manquent pas. Une lutte sans merci s'engage, des rives sauvages du Saint-Laurent aux troubles coulisses du palais du Louvre, du Paris de tous les dangers aux mystères du château de Blois. Mais qui oeuvre dans l'ombre? Et qui l'emportera vraiment?


En bref: 

"A Jean-Jacques Rousseau, le plus grands des écrivains et des philosophes."  C'est par cette phrase de Voltaire que commence le roman qui nous entraîne dans la vie d'Antoine Petitbois, espion de la couronne mais surtout du Cardinal Richelieu. Rien ne laisser présager qu'Antoine tiendrait un tel rôle auprès du prélat rouge. Antoine est né paysan, mais ne se satisfait pas de la condition qui lui à été réservé, il pense que savoir lire lui permettrait de devenir un autre. Une rencontre avec Marie de Montigny va changer sa vie. Grâce à elle, il est pris par le Curé du village comme bedeau, celui-ci enseigne à Antoine les lettres et les chiffres, qui les pratiques avec l'aide de la jeune Marie devenue son amie, mais l'annonce du "mariage" de celle-ci va tout bouleverser et lancer Antoine sur la piste de la Nouvelle-France. Antoine se retrouve sur la route de Paris avec une lettre du curé lui disant de se présenter a Richelieu, sauf que cette lettre n'est qu'un leurre, se rendant compte de la trahison, Antoine veut mourir mais il est sauvé par Jacques Lemercier, architecte de renom au service entre autre de Richelieu. Antoine reste auprès de M. Lemercier comme second et commis, mais une phrase entendue va le lancer sur une route qui lui réserve bien des surprises. "Ce n'est pas ce que je viens d'apprendre sur la Nouvelle-France qui vous laissera en paix." (p 145.) Cette phrase sonne pour Antoine comme un rappel, il ne peut oublier la passion que lui et Marie avaient pour cette terre lointaine, qu'est la Nouvelle-France et  Quebec, curieux et voulant en apprendre plus malgré les avertissements de son maître, Antoine va se rapprocher de certains membres de la compagnie. Au fil des rencontres il va s'apercevoir qu'il y a plus important en jeu, beaucoup plus important...

Mon avis:

Un roman haletant, après des débuts un peu long (du moins après la lettre de Voltaire) écris a la premier personne ressemblant plus a un journal intime ou même à une confession. Sur fond de trahison, de complot et de la journée des Dupes, l'auteur nous entraîne dans les méandres de la cour du Roi Louis XIII et nous en fait découvrir la face cachée. nous découvrons aussi un Richelieu, intelligent, excellent stratège et risque-tout (Dans quel desseins voudrait-il exciter la fureur de ceux qui en ont déjà tant à son endroit? (Antoine à Jacques Lemercier. p215). Un Richelieu qui sait également trouver les bons amis et les garder auprès de lui, tout comme garder un œil sur ces ennemis ("un ennemi mort ne servait qu'à faire naître son frère...p.425.). Un roman très descriptifs et donc parfois un peu longuet mais garder en tête que ce roman est conçu comme un journal intime, très ancrés dans le temps où il a été écrit par Antoine par de nombreux intermède du narrateur, relatant de fait arrivé après l'aventure vécue. Jean-Michel Riou entretiens parfaitement le suspens en commençant et terminant le roman par une épître de Voltaire.  Très beau roman, avec du suspens, de l'humour et quelques combats d'épée comme il se doit. Mais la question se pose toujours, est-ce vraiment arrivé? l'auteur entretient le suspens avec cette phrase: Se non è vero, è bene trovato... (si ce n'est pas vrai, c'est bien trouvé).







NOTES : 6,5/10